Le Média : Le stagiaire balance !

Le média logo enfer

Le stagiaire du Média nous a contacté. Souhaitant rester anonyme, nous l’appellerons Maxime. Le jeune homme de 20 ans a tenu à nous informer de ce qui se passe dans les coulisses de ce nouveau média. Selon lui ? « Un enfer ». Nous l’avons donc discrètement rencontré, un soir, dans un bar parisien. Autour d’un café, nos journalistes d’investigation ont ainsi pu récupérer son témoignage.

Un stage en enfer

« Tous les matins, c’est le même rituel », nous lâche-t-il du bout des lèvres. « L’équipe arrive en chantant l’Internationale, Bella Ciao ou le Chant des Partisans, version motivés. Au début, je ne
connaissais même pas… Mais je ne pouvais pas rentrer dans les locaux tant que je ne faisais pas comme eux. Je ne voulais pas me faire bolosser (sic), alors j’ai appris deux trois trucs ».

Le jeune homme s’arrête quelques secondes, puis fredonne, le regard dans le vide : « Debout les damnés de la terre, debout les forçats de la faim… ». Il n’était pas au bout de ses peines. « Une fois par jour, chaque membre de l’équipe, des journalistes à la production, récite des vers de Victor Hugo, clame une phrase de Jean Jaurès, François Mitterrand ou Jean-Luc Mélenchon, nous confie-t-il. J’en ai appris quelques-unes par cœur, pour qu’ils me laissent tranquille : « Je suis le bruit et la fureur ! Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience, Après la philosophie, il faut l’action ! Je crois aux forces de l’esprit. » Perso, je me forçais à le faire… mais eux, ça semblait les mettre dans un état second, une sorte de transe. »

Les mains du jeune homme tremblent un peu. Son regard se perd encore dans le vide. En un mois, son passage au Média l’a profondément marqué. « Même le midi, ils sont chelous. Les locaux sont situés à Montreuil… À part des kebabs et des restaurant chinois, il n’y a rien. Moi, ce que je voulais, c’était juste un stage où je pourrais manger un domac tous les jours ! ». Maxime nous révèle un fait troublant : « Ils vantent les circuits courts et le bio, mais c’est du bluff ! Il y en a bien un ou deux qui font l’effort de suivre leurs grands principes moralisateurs, mais les autres ne les respectent pas. Des plats surgelés, des pâtes premier prix… Une fois, j’ai même vu Sophia Chikirou manger un Kinder !».

De nouvelles preuves, s’il en fallait, de l’hypocrisie et de l’irresponsabilité du Média, Gérard Miller, Sophia Chikirou et leur équipe, ainsi que la France Insoumise, la Gauche, le progressisme de façon générale, et toute théorie économique autre que le libéralisme.

Embauche au Média

Le management de la terreur

Maxime s’arrête, reprend sa respiration. On sent qu’il se soulage d’un poids, c’est un témoignage rare. Il reprend: « Il y a un tableau, avec les noms de tout le monde et cinq petites cases correspondant aux jours de la semaine. Si on fait une bonne journée Gérard Miller met une étoile rouge dans la case du jour, si on a eu le malheur de fauter il place le portrait de Jean-Michel Aphatie. Plus on a de Jean-Michel, plus on est stigmatisé. »

La stigmatisation. Une arme dont la production use et abuse selon Maxime. « Ils utilisent des phrases qui font mal, surtout pour un gauchiste. ». Il nous en donne une flopée. Apparemment,
les collaborateurs du Média sont très friands de ce genre d’ « insultes » : « Va bosser chez BFM », « Quand tu parles on dirait Michel Onfray », « Social-traître », « Stagiaire bourgeois, toujours à se
plaindre », « Ta tante a sa carte au MEDEF », « Tu pèses autant que Benoît »… Des pratiques humiliantes, donc.

« Le pire, c’est que Sophia Chikirou ne fait aucune réunion avec nous, ajoute Maxime. Elle est toujours sur Skype, depuis son yacht, au soleil. Et quand elle vient, elle nous maltraite tous. Pareil
pour Gérard Miller, qui passe le plus clair de son temps à envoyer des SMS depuis le haut des pistes de Megève. » Développeurs maltraités, journalistes en burn-out, et communicants muselés. D’après ce témoignage, voici le triste résultat d’un management quasi-stalinien.

Le culte du « vrai boss »

La vraie révélation de Maxime, la voilà : « Un portrait de Jean-Luc Mélenchon est accroché en bas, au niveau de la production. Chaque jour, les membres de l’équipe doivent passer à tour de rôle devant le portrait pour faire leur autocritique. Les erreurs qui ont été faites dans la semaine, les journalistes qui butent sur un mot pendant le direct, les cadreurs qui font un flou en répétition… Sophia note tout et le consigne dans un dossier. »

Maxime craque, des larmes qui coulent sur le visage de ce jeune traumatisé. Nous lui proposons d’arrêter l’interview. Il nous confie alors une dernière chose, dans un élan de colère salvatrice : « Il faut que vous sachiez que les gens pleurent en travaillant. A tel point que Gérard Miller a pris des actions chez Kleenex ! Quand nous recevons un membre de la FI c’est un vrai moment de terreur. Chacun devient le commissaire politique de son voisin… une faute, et c’est le licenciement brutal ! ».

Le jeune homme est à bout de souffle. Son témoignage fait froid dans le dos. Les heures sombres de l’époque soviétique nous reviennent en mémoire. Avant de le quitter, nous demandons à Maxime quels sont ses plans pour le futur. Le jeune homme souhaite rejoindre l’équipe de Laurent Joffrin, pour « être enfin bien considéré et accepté peu importe la couleur politique », ou peut-être celle du Figaro, « qui travaille pour une cause noble : enrichir des individus qui agissent pour la liberté de la presse et la paix dans le monde ».

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A propos de Jean-Michel Aplati 19 Articles
Jean-Michel Aplati, rédac' chef de francetvdésinfo: l'agence de presse PARODIQUE spécialisée dans le #melenchonbashing et la brève d'actualité invraisemblable.

5 Comments

  1. Très bon pastiche d’enquête journalistique de terrain. Le coup du stagiaire rencontré en loucedé vaut son pesant de cacahuètes. CC

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